Agression d’un surveillant à la prison de Nîmes : le détenu écope de 30 jours de mise à l’isolement disciplinaire

Agression d’un surveillant à la prison de Nîmes : le détenu écope de 30 jours de mise à l’isolement disciplinaire

A l’isolement au moment des faits qui lui sont reprochés, le détenu y restera 30 jours de plus. Midi Libre – CATHY ROCHER

Cette sanction administrative est indépendante des poursuites pénales diligentées à son encontre. Le 18 juin, ce détenu avait tenté d’infliger des blessures au visage et au cou d’un gardien à l’aide d’une arme artisanale. Les syndicats évoquent ici une "tentative d’assassinat".

Mardi 18 juin, un détenu placé au quartier disciplinaire de la seule prison gardoise, l’une des plus surpeuplées de France, a infligé des violences à un agent pénitentiaire. Profitant de l’ouverture de sa cellule lors de la distribution du repas de la mi-journée, il aurait tenté de lui infliger des coups au visage et au cou, avec un stylo solidement attaché à sa main à l’aide d’un morceau de drap.

Mardi 25 juin, le jeune détenu mis en cause, un sans domicile fixe désormais gardois originaire de la région parisienne, a été traduit devant la commission de discipline de l’établissement pénitentiaire, selon nos informations sans avocat, et ce, malgré sa demande d’être assisté par un auxiliaire de justice durant cette procédure.

Agression filmée

Au terme des débats, après le visionnage des images de vidéosurveillance ayant filmé la scène, le détenu mis en cause a écopé de la sanction disciplinaire la plus sévère possible (encourue notamment en cas de violences physiques perpétrées sur un membre de l’administration pénitentiaire, ou bien encore sur un autre détenu), à savoir 30 jours de mise à l’isolement complet au quartier disciplinaire.

Selon nos informations, durant son audition, dans le cadre de cette procédure administrative, le détenu à l’origine des violences aurait revendiqué son geste. Et aurait expliqué, à l’issue de celle-ci, vouloir être transféré sans délai dans un autre établissement.

Lors de précédentes incarcérations, ce détenu âgé de 23 ans connu pour son impulsivité, aurait déjà été retrouvé en possession d’armes artisanales : une arme coupante réalisée avec un morceau de miroir, ainsi qu’une fourchette dont plusieurs dents avaient été recourbées. Deux armes dont il n’avait cependant jamais fait usage, celles-ci ayant été saisies par les agents de l’administration pénitentiaire en amont de toute éventuelle utilisation.

Toujours incarcéré à Nîmes, ce détenu y purgerait actuellement une peine pour "port d’armes en récidive".

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