Comment la Région déploie son influence dans l’Union européenne depuis son bureau de Bruxelles

Comment la Région déploie son influence dans l’Union européenne depuis son bureau de Bruxelles

Comment la Région déploie son influence dans l’Union européenne depuis son bureau de Bruxelles

L’équipe d’Occitanie Europe basée à Bruxelles. – R.O.

Dans les locaux d’Occitanie Europe, les équipes veillent aux possibilités de financements pour des projets envisagés sur le territoire régional, dont sont défendus les intérêts. Présentation.

"Il faut être présent ici, c’est indispensable".

Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région aux Mobilités pour tous et infrastructures de transports, était formel quand il s’exprimait ainsi depuis Bruxelles, il y a une semaine, exactement.

Au coeur du quartier européen

Depuis les locaux d’Occitanie Europe, association née en 2017 (après la fusion des régions Midi Pyrénées et Languedoc-Roussillon), forte de 24 membres issus du territoire (départements, universités, chambres consulaires…), dirigée par Yannick Proto, et qui emploie six salariés permanents et deux stagiaires, au cœur du quartier européen de Bruxelles, avec les fenêtres de ses bureaux offrant une vue imprenable sur le bâtiment principal de la Commission européenne.

"Indispensable d’être présent ici"

Et s’il est "indispensable d’être présent ici", c’est d’abord parce que tout le monde s’y trouve, puisque plus de 300 collectivités régionales et locales ont ouvert un bureau de représentation dans la capitale belge depuis le milieu des années 1980.

"L’engagement ou non des pays, se mesure à ça du point de vue des dirigeants européens : être présent pour faire connaître ses projets et aider à ce qu’ils soient compris. Car la France est vue par une grande majorité des Vingt-Sept comme un pays riche. Mais la solidarité nécessaire ne signifie pas que rien ne nous revienne" plaide encore Jean-Luc Gibelin.

L’objectif, "capter des crédits européens"

Ce qui n’est évidemment pas le cas pour la France, et, partant, pour l’Occitanie, pas oubliée à l’heure de la distribution des aides et subventions.

Encore faut-il ne rien laisser passer sous les radars. Ce à quoi s’emploient les permanents bruxellois qui, en vrac, nous détaillaient ainsi, la semaine dernière, leur mission : "Du lobbying, oui, c’est notre activité, mais tout le monde en fait ici à Bruxelles. En fait, on défend avant tout les intérêts de la Région. Et, effectivement, on fait un gros travail de veille, très en amont, sur tous les possibles futurs financements, on aide nos membres à porter des projets, on travaille aussi avec les autres représentations régionales. Et puis on s’occupe aussi de la venue de délégations, on organise des rendez-vous…"

Aux services de la Région, ensuite, à Toulouse et Montpellier, "de monter les dossiers, de vérifier les pièces comptables, et d’élaborer la stratégie de l’utilisation des fonds européens" renchérit Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région à l’Enseignement supérieur, la Recherche, l’Europe et aux Relations internationales.

"Pas un bureau de représentation institutionnelle"

Et la présidente de Région Carole Delga de préciser : "Ce n’est pas un bureau de représentation institutionnelle. Nous sommes là pour que la Région puisse, prendre toute sa part sur les orientations de la politique européenne. Pour que la Région puisse peser, et capter des crédits européens. C’est capital, bien sûr. Pour les LGV par exemple, les deux lignes sont éligibles à des crédits européens qui représentent 20 % du financement total."

L’après-élections…

Reste aussi à déjà envisager les changements majeurs qui pourraient éventuellement s’opérer au sein de l’exécutif européen, dès le deuxième semestre 2024, aussitôt passées les élections. "Présenter les députés élus en juin et décrypter les nouveaux équilibres politiques au sein du Parlement européen" fait d’ailleurs partie des objectifs affichés par Occitanie Europe,. Pour, d’ores-et-déjà, "préparer la programmation 2028-2034 de l’UE". Et, déjà, pister et repérer les nouvelles possibilités de financement dont pourrait bénéficier l’Occitanie.

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