Fusillade du Chemin Bas : la victime qui a été grièvement blessée témoignera ce mercredi devant la cour d’assises

Fusillade du Chemin Bas : la victime qui a été grièvement blessée témoignera ce mercredi devant la cour d’assises

Le verdict est prévu ce vendredi. MidiLibre – C.R.

Le 13 décembre 2020, des hommes ont tiré des coups de feu dans le quartier du Chemin-Bas-d’Avignon. Quatre accusés comparaissent depuis ce lundi 17 juin, devant la cour d’assises du Gard.

Ce mardi, en fin d’après-midi, les jurés, siégeant à la cour d’assises du Gard, ont découvert, la vidéo d’une des fusillades du 13 décembre 2020 à Nîmes, dans le quartier du Chemin-Bas-d’Avignon. La scène a été filmée par une habitante. On y voit deux hommes habillés de noir – les visages sont dissimulés par des cagoules – qui tirent des coups de feu. L’un est armé d’un fusil à pompe, l’autre d’un pistolet semi-automatique.

Les volets d’un appartement transpercés

Dans le secteur de la rue Delestaing, le volet d’un des habitants a été transpercé par une gerbe de plombs, a rappelé l’un des enquêteurs de la Police judiciaire de Montpellier, venu témoigner à la barre de la cour d’assises. Le policier a relevé 32 impacts, sur la façade de ce logement, situé au deuxième étage.

Quatre policiers de la Bac

Le 13 décembre était un dimanche. Les effectifs policiers du commissariat de Nîmes étaient limités. Les militaires de l’opération Sentinelle seront même appelés en renfort pour « sécuriser » les investigations des policiers !
Alertés par le centre de surveillance de la ville, quatre policiers de la brigade anticriminalité (Bac) sont dépêchés sur le site. « On nous avait signalé une Clio de couleur noire suspecte au Portal, rapporte l’un des policiers de la Brigade anticriminalité (Bac). Puis, la présence d’un homme avec une arme longue, des coups de feu… » Les policiers tentent d’intercepter un homme qui porte une cagoule et une casquette avec des strass, dans le secteur de la boucherie de la place Daudet. Ils ont reconnu les « yeux » de Nasser El Khider, un garçon qu’ils connaissent bien.

Les "yeux" de Nasser

« Chef, ce n’est pas moi. Je n’ai rien fait », proteste Nasser, qui se fige devant les policiers avant de prendre les jambes à son cou. Deux des policiers de la Bac le poursuivent tandis que leurs collègues s’approchent de la boucherie de la place Daudet. « On est resté en retrait et nous avons attendu que nos collègues reviennent pour rentrer dans la boucherie », déclare le responsable de la Bac. Une quinzaine de personnes dont des clients apeurés sont dans la boucherie. Les policiers découvrent une kalachnikov abandonnée dans la chambre froide. Les policiers de la Police judiciaire de Montpellier arriveront 45 minutes plus tard. Selon l’un des enquêteurs de la PJ, venu témoigner à la cour d’assises du Gard, l’ADN de Nasser El Khider a été retrouvé sur la kalachnikov et sur une veste noire abandonnées dans la boucherie.

Dans la boucherie

 

Défendu par Me Amar Bouaou, Nasser El Khider qui comparait avec quatre autres accusés, devant la cour d’assises du Gard, pour cette affaire, soutient qu’il n’a rien à voir avec cette fusillade. Les quatre autres accusés, s’ils admettent avoir, plus ou moins participé à un trafic de drogue, contestent eux aussi leur participation à ces coups de feu.
Ce 13 décembre, alerté par les tirs, Nasser El Khider affirme qu’il serait tombé sur un guetteur et des gars « bizarres », lorsqu’il est descendu dans la rue. « Lors de sa première audition, il nous a expliqué qu’il n’avait jamais touché à cette arme. Et qu’il ne serait pas l’homme qui est entré dans la boucherie pour ressortir à l’arrière du bâtiment », décrit un policier de la PJ.

 

Une victime grièvement blessée

Ce 13 décembre, un jeune est grièvement blessé par balle, alors qu’il venait d’entrer dans un immeuble, rue Mas Nègre au Chemin-Bas-d’Avignon. Il est entre la vie et la mort. « Je lui ai posé la question : est ce que tu sais qui t’a tiré dessus. Il m’a répondu : c’est Nasser », affirme un policier de la Bac qui a secouru le blessé. Son collègue qui était à ses côtés, confirme. La victime a survécu. Il témoignera, en visio, ce mercredi devant la cour d’assises du Gard. Me Philippe Ramon sera à ses côtés. Ce garçon affirme ne pas connaître le nom de son agresseur.

Je m’abonne pour lire la suite

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

(function(d,s){d.getElementById("licnt2061").src= "https://counter.yadro.ru/hit?t44.6;r"+escape(d.referrer)+ ((typeof(s)=="undefined")?"":";s"+s.width+"*"+s.height+"*"+ (s.colorDepth?s.colorDepth:s.pixelDepth))+";u"+escape(d.URL)+ ";h"+escape(d.title.substring(0,150))+";"+Math.random()}) (document,screen)