“Je vais te cramer toi et ta famille” : de la prison ferme pour l’ex-trafiquant multirécidiviste

Maître Betoe a assuré la défense du mis en cause. Midi Libre - ALEXIS BETHUNE

Bien connu de la justice, un sexagénaire a écopé d’un mandat de dépôt à l’issue de son procès pour harcèlement.

"Je m’excuse. C’est la dernière fois que vous me verrez ici", promet le prévenu. Bien connu de la justice avec un casier judiciaire de quatorze pages et 25 ans au total passés derrière les barreaux, un sexagénaire multirécidiviste comparaissait, lundi 14 octobre, devant le tribunal correctionnel d’Alès après le renvoi de son procès en août dernier.

Les faits se sont produits à La Grand-Combe, de 2022 à 2024. Depuis sa libération après six ans de détention pour trafic de drogue, prononcée en juin 2017, le sexagénaire harcelait son ex-compagne et ses deux filles. Lors d’une altercation, le mis en cause a même porté un coup de pied à la fille de son ex, alors âgée de 14 ans. Également accusé d’avoir tenté d’incendier le véhicule de la victime, de l’avoir menacée de mort, tagué des insultes sur les murs de la ville et refusé d’obtempérer lors d’un contrôle de gendarmerie, il a finalement écopé, au total, de deux ans et dix mois d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire, et d’une interdiction de séjour dans le Gard. Plus tôt, le parquet avait requis une peine de trois ans de détention, dont un an avec sursis probatoire, assortie d’un mandat de dépôt.

"Je vais la découper en morceaux"

"J’ai l’impression d’une cocotte-minute prête à exploser", décrit Me Aurélien Vergani, avocat de la partie civile. "Il baigne dans la violence depuis son plus jeune âge. Sa liberté n’a aucun sens." Vols, violence avec arme, trafic de drogue, association de malfaiteurs et violences conjugales sur une autre de ses ex, le prévenu est un habitué du tribunal. "C’est tard, 60 ans, pour une prise de conscience. Mais mieux vaut tard que jamais. Mon client a compris que ce qu’il avait fait était mal", garantit Me Olivia Betoe, avocate de la défense, justifiant les propos décousus du prévenu par ses problèmes de santé.

Deux années de menaces et de harcèlement quotidien, le prévenu passait en voiture devant la victime pour l’insulter en klaxonnant. "Je vais te cramer toi et ta famille. Tu verras demain matin", avait-il menacé après avoir tenté d’incendier le véhicule de la sœur de la victime. "Je vais la découper en morceaux" avait-il également balancé devant une gendarme, lors de sa garde à vue.

Arrivé libre, il a quitté le tribunal les menottes aux poignets, mais ne s’est pas retenu de contester la décision du tribunal avant d’être emmené à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Pour cause, les magistrats du siège venaient de délivrer le mandat de dépôt requis par le ministère public.

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