Le ministère des Transports labellise le projet de service express régional montpelliérain… Vraiment une bonne nouvelle ?

Le ministère des Transports labellise le projet de service express régional montpelliérain… Vraiment une bonne nouvelle ?

Renforcer l’offre ferroviaire, le but premier du SERM montpelliérain. Midi Libre – MICHAEL ESDOURRUBAILH

Le gouvernement donne le feu vert à la Métropole de Montpellier et à la Région Occitanie pour poursuivre le dossier devant permettre de renforcer l’offre de transports collectifs dans l’aire urbaine de Montpellier. Mais qu’en sera-t-il au lendemain du 7 juillet ?

En temps normal, cela aurait été une belle nouvelle. Un peu plus d’un mois après avoir officiellement acté la candidature de Montpellier pour développer un Service express régional métropolitain (SERM), Métropole et Région ont appris ce jeudi 27 juin que le dossier venait de passer la première étape au ministère des Transports.

15 lauréats, dont Montpellier et Toulouse

"Quinze premiers projets de SERM viennent d’être labellisés […] Comme annoncé lors de la réunion de présentation du calendrier et de la méthode de délivrance du statut de SERM, cette labellisation marque la première étape de cette procédure. Elle s’appuie sur un dossier minute établi par les porteurs de projet, qui présente l’ambition générale, les acteurs locaux mobilisés, le périmètre concerné et les grandes orientations stratégiques". Autrement dit, Montpellier, qui fait partie des 15 lauréats comme Toulouse en région, est invitée à poursuivre les travaux d’élaboration du SERM en vue de l’obtention du statut par arrêté. "Cette décision sera prise sur la base d’un dossier approfondi, qui devra préciser les objectifs, la feuille de route pour les atteindre, le plan de financement ainsi que la gouvernance du projet", précise le ministère.

Renforcement de l’offre ferroviaire, réseau de cars express

Le SERM Montpelliérain, porté la Métropole, la Région, en partenariat avec toutes les intercommunalités de l’aire urbaine montpelliéraine, de Sète à Nîmes en passant par Lodève, prévoit de développer l’offre de transports communs, à la fois par un renforcement de l’offre ferroviaire (six trains par heure aux heures de pointe d’ici 2034, aménagement de nouvelles gares) ; la création d’un réseau de cars express, avec des voies dédiées pour faciliter leur circulation depuis l’arrière-pays ; une billetterie unique pour favoriser l’intermodalité. Un projet à plusieurs centaines de millions d’euros.

Une très grosse enveloppe

C’est bien là le problème. Les 15 SERM, auxquels pourraient s’ajouter d’autres dossiers encore à l’étude, vont nécessiter une enveloppe conséquente, que l’État a promis jusque-là d’abonder à hauteur de plus de 8 milliards d’euros. Cela aurait pu être une bonne nouvelle, mais le futur gouvernement, quel que soit le résultat des urnes le 7 juillet, ne préférera-t-il pas utiliser cet argent pour d’autres projets ? Il ne faudrait pas que les SERM soient redirigés vers une voie… de garage.

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