Législatives 2024, 1re circonscription du Gard : “Cette élection est une chance historique” pour Yoann Gillet, député sortant RN

Législatives 2024, 1re circonscription du Gard : "Cette élection est une chance historique" pour Yoann Gillet, député sortant RN

Yoann Gillet, député sortant RN de la 1re circonscription du Gard, reste le favori de ces élections. Midi Libre – MIKAËL ANISSET

Le député sortant RN Yoann Gillet reste le grand favori de cette élection sur la première circonscription du Gard. Il revient sur son bilan et évoque ses espoirs.

Quel bilan faites-vous de votre mandat ?

Ces deux années auront été passionnantes. Même mes détracteurs l’avouent : j’ai bossé, je n’ai pas ménagé mes efforts, 7 jours sur 7. J’ai à cœur à la fois d’être un élu de proximité, ancré dans le territoire, et d’être un élu national, œuvrant pour protéger notre pays. Localement, j’ai défendu notre territoire. J’ai accompagné un nombre important de particuliers, d’entreprises, institutions et collectivités.

Le mandat de député m’a souvent permis de trouver des solutions à leurs problèmes et d’ouvrir des portes. Sur un plan national, j’ai défendu les idées pour lesquelles j’ai été élu. Que ce soit en termes de pouvoir d’achat, de protection de notre souveraineté, pour nos traditions, sur la sécurité ou encore l’immigration. Sur la sécurité par exemple, j’ai œuvré auprès du ministre de l’Intérieur. Je l’ai souvent secoué aussi. Je me félicite par exemple d’avoir obtenu la création d’un GIR (groupe interministériel de recherche) chez nous, à Nîmes, dans le cadre de la lutte contre les réseaux stupéfiants.

Évidemment, en étant députés d’une majorité parlementaire de Jordan Bardella, nous pourrons en plus d’être des élus de proximité mettre en œuvre concrètement notre programme. C’est cela la différence avec le scrutin des 30 juin et 7 juillet où la majorité est à notre portée si tous nos électeurs vont voter. Il s’agit d’une occasion historique. Une bénédiction.

Comment abordez-vous cette courte campagne avec le statut de favori, comment remobiliser votre électorat et séduire les indécis ?

Il faut toujours être modeste en politique. Pour autant, quand le peuple vote, le peuple gagne. On l’a vu aux élections européennes et si chacun se mobilise nous pouvons créer cette fois la surprise tant attendue par beaucoup de Français.

J’aborde cette campagne avec détermination. J’ai fait mon boulot en tant que député et je suis déterminé pour continuer à être député, pour me faire toujours le porte-parole énergique des Gardois à l’Assemblée nationale mais aussi participer à l’application de notre programme national. Je suis déterminé à engager le redressement du pays en faisant de Jordan Bardella le Premier Ministre de tous les Français. Car si les Français se mobilisent, votent massivement pour les candidats du Rassemblement National alors nous aurons la possibilité de changer les choses et de tourner la page du macronisme qui a tant fracturé notre pays. Avec Jordan Bardella, le Rassemblement National apaisera le pays et changera le quotidien des Français.

Quels sont à vos yeux les thèmes essentiels de cette élection les enjeux ?

Les enjeux sont nombreux tant le moment est historique. Emmanuel Macron veut rendre le pays ingouvernable, sans majorité, alors je dis aux Français qu’il faut se mobiliser pour nous donner une majorité absolue pour engager le redressement de la nation. Tant de gens l’espéraient depuis tant d’années. Je leur dis qu’aujourd’hui, s’ils se mobilisent, c’est possible. Nous souhaitons agir d’abord sur l’urgence : le pouvoir d’achat des Français, la sécurité et l’immigration.

La baisse de la TVA sur les énergies est par exemple une priorité absolue pour nous. Nous lancerons aussi un audit sur les finances publiques. À l’automne, nous engagerons ensuite des réformes structurelles. À partir de l’audit réalisé, nous engagerons des réformes importantes comme la suppression de la TVA sur le panier de première nécessité ou la réforme des retraites.

Est-ce que votre parti prévoit de revoir la réforme des retraites, personnellement êtes-vous pour la baisse de l’âge de départ ?

C’est une promesse. Nous la tiendrons. Nous lancerons un temps des réformes à l’automne. La réforme des retraites de Macron sera abrogée et ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans pourront partir à la retraite avec 40 annuités à un âge légal de départ de 60 ans. C’est une mesure finançable et nécessaire, une mesure de justice sociale.

Que diriez-vous à la population des quartiers populaires inquiets de vos propositions et qui se tournent plutôt vers la gauche ?

Je dis aux habitants des quartiers populaires qu’ils n’ont pas d’inquiétude à avoir et qu’il ne faut pas croire ce que la gauche dit. Nous ne sommes pas les horribles personnages que certains disent que nous sommes. On l’a vu à Beaucaire où Julien Sanchez a été réélu avec 60 % au premier tour au bout de six ans, ville où il y a pourtant deux importants quartiers populaires.

Avec le Rassemblement National, les citoyens honnêtes, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, pourront vivre librement et sans crainte. En revanche, soyons clairs : les délinquants et criminels peuvent et doivent craindre notre arrivée au pouvoir. Nous instaurerons une politique de tolérance zéro à l’égard de ceux qui ne respectent pas les lois de notre République. Il le faut.

Nous en avons besoin pour que chaque personne honnête (quelles que soient ses origines) se sente bien et en paix. Plus largement, car là est votre question, nous ne faisons aucune différence entre les Français. Un Français est un Français. Seuls les gens qui commettent des crimes et délits et ne respectent rien ni personne ont à craindre de nous.

Enfin, je veux dire aux habitants des quartiers dits "populaires", nombreux dans ma circonscription, qu’avec nous ils pourront retrouver leur liberté et vivre paisiblement car nous modifierons les lois pour que ceux qui leur pourrissent la vie au quotidien soient mis hors d’état de nuire.

On évoque dans cette campagne beaucoup le pouvoir d’achat, quelles sont vos propositions ?

Le Rassemblement National, à l’Assemblée nationale, a défendu un véritable bouclier pour le pouvoir d’achat : encouragement des entreprises à augmenter les salaires de 10 % sans cotisations patronales liées, baisse de la TVA sur l’électricité, le gaz, le fioul et les carburants, universalité des allocations familiales, complément de revenu pour les étudiants qui travaillent durant leurs études, réduction de la précarité financière des assistants maternels victimes d’impayés, aide universelle d’urgence pour les victimes de violence conjugale…

Une fois au pouvoir, ce sont ces mesures que nous appliquerons. J’ajoute que les députés de la France Insoumise ont voté contre toutes ces mesures.

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