Législatives 2024 : dans l’Hérault où sept sièges restent à pourvoir, l’ampleur du front républicain fera la différence

Législatives 2024 : dans l’Hérault où sept sièges restent à pourvoir, l’ampleur du front républicain fera la différence

Sept sièges restent encore à pourvoir dans l’Hérault dimanche prochain.JMMAR20240630 Midi Libre – JEAN-MICHEL MART

Le scrutin reste très indécis sur trois circonscriptions, la première (Montpellier-Lattes), la troisième (Montpellier-Castelnau) et la neuvième (Lunel-Montpellier). L’incertitude demeure sur les deux circonscriptions détenues par les députés Nupes, Sébastien Rome (4e Lodève-Ganges) et Sylvain Carrière (8e Frontignan-Montpellier) en ballottage défavorable. Les candidats RN sur les 5e (Nord-ouest héraultais) et 6e circonscription (Béziers) apparaissent en revanche en position de force.

Quels que soient les résultats de ce dimanche soir, la carte politique des circonscriptions héraultaises sera profondément modifiée par rapport à 2022. Les neuf territoires avaient été conquis à parts égales par les candidats du Rassemblement national, de la Nupes et d’Ensemble.

Depuis mardi soir et les annonces de désistement de Patrick Vignal, Laurence Cristol et Patricia Mirallès, on sait que la majorité présidentielle ne comptera plus de représentants héraultais à l’Assemblée. Au bénéfice de quel "bloc" ? C’est tout l’enjeu de ce second tour mais l’hypothèse de compter, dimanche, huit parlementaires issus du RN sur les neuf sièges du département n’est pas à exclure.

Le poids montpelliérain

Une grande incertitude persiste cependant sur les trois circonscriptions détenues auparavant par les députés d’Ensemble. Sur la 1re, le duel qui oppose Jean-Louis Roumégas (Nouveau front populaire) à Josyian Oliva (LR-RN) est peut-être le plus serré. Au premier tour, seulement quarante voix ont séparé les deux candidats. En se retirant, la secrétaire d’État Patricia Miralles s’est gardée de toute consigne de vote mais c’est bien l’impact et l'ampleur de l’appel au front républicain face à l’extrême-droite qui déterminera le vainqueur de ce second tour. Cette semaine, cette position a été relayée avec force par Michaël Delafosse alors que les bureaux de vote montpelliérains sont considérés comme des points de bascule du résultat final.

Le scénario est semblable dans la 3e circonscription où Fanny Dombre-Coste (NFP) ne dispose que d’un millier de voix d’avance sur Lauriane Troise (RN). Vers quel bloc et dans quelle mesure les 19 700 voix obtenues par Laurence Cristol se dirigeront ? Dans la 9e, la question se pose aussi pour les 14 900 suffrages obtenus par Patrick Vignal. 4 000 voix séparent Charles Alloncle (premier, LR-RN) de la candidate NFP Nadia Belaouni qui pourrait combler son retard, même avec un report imparfait sur son nom et son étiquette politique (LFI), parfois considérée comme un repoussoir pour les sympathisants et les élus d’Ensemble.

Le challenge des deux députés Nupes

L’écart du premier tour est plus marqué encore sur la 4e pour Sébastien Rome (NFP) contraint de rattraper 7 000 voix sur la candidate RN Manon Bouquin. Le retrait de l’ancien député (jusqu’en 2022) Jean-François Eliaou a ouvert "une fenêtre de tir" et ravivé l’espoir mais la tâche s’annonce difficile à moins d’une forte mobilisation dans le nord de la circonscription (Lodévois-Larzac). Sur la 8e le sortant Sylvain Carrière doit remonter 4 800 voix de retard sur Cédric Delapierre (RN) et compte, lui sur les effets du front républicain (la candidate Ensemble a rassemblé 10 000 voix) combinés à une mobilisation de l’électorat montpelliérain de gauche pour inverser la tendance.

À l’ouest du département, les deux candidats présentés par le RN partent avec une avance confortable. Sur la 5e (nord biterrois) Stéphanie Galzy a frôlé l’élection dès le premier tour face à Aurélien Manenc (LFP) qui compte 11 000 voix de retard et un réservoir de nouveaux électeurs qui apparaît bien insuffisant. À Béziers (6e), enfin, où aura lieu la seule triangulaire de l’Hérault, la mission de l’élue sortante Emmanuelle Ménard (DVD) semble également très délicate : remonter 8 500 voix de retard sur Julien Gabarron (RN) alors que la candidate d’Ensemble, Fatima Daudé-Allaoui n’a pas donné de consigne pour ce second tour qui pourrait aussi résonner comme "un petit séisme en Ménardie".

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