Législatives 2024 : “J’irai au bout du mandat” lâche Emmanuelle Ménard sur la 6e circonscription de l’Hérault

Législatives 2024 : "J’irai au bout du mandat" lâche Emmanuelle Ménard sur la 6e circonscription de l’Hérault

Emmanuelle Ménard et sa suppléante Nicole Zénon. Midi Libre – Mélissa Alcoléa

La députée sortante de la 6e circonscription de l’Hérault, Emmanuelle Ménard, s’est relancée dans la campagne en Biterrois. Et annonce renoncer à sa candidature à la mairie en 2026 pour aller au bout de son mandat de députée, en cas de réélection.

Élue en 2017, réélue en 2022 (au second tour avec près de 70 % des voix) sur la 6e circonscription de l’Hérault, sans étiquette, la députée Emmanuelle Ménard a annoncé, dès le lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale, qu’elle repartait en campagne pour tenter de retrouver son fauteuil pour 5 ans. Sereine et combative, elle met au clair un point : "J’irai au bout du mandat, sauf événement imprévisible." Elle ne sera donc pas candidate à l’élection municipale de 2026 à Béziers, tel que prévu initialement. Une décision réfléchie et prise de concert avec son mari Robert Ménard.

Pour cette campagne éclair, la candidate qui avait jusqu’ici bénéficié d’un soutien plus ou moins appuyé du RN doit faire face à un élément inédit : la présence d’un représentant du Rassemblement national face à elle, en l’occurrence le Biterrois Julien Gabarron. "C’est une candidature que je ne comprends pas. À Béziers, on fait l’union des droites et cela fonctionne très bien. Au conseil municipal, siègent des élus LR, sans étiquettes, RN." Des désaffections ont toutefois été enregistrées au fil des années (Henri-Fabre Luce, Victor Alzingre) "mais ce sont des gens qui sont partis chez Reconquête. Les élus RN et LR présents dès le départ sont restés là…" Et à noter que depuis 2022, la députée n’est plus rattachée au RN au titre du financement de la vie politique.

"Je ne suis pas un pion"

Que dire alors aux électeurs perdus ? "Nous, on a fait nos preuves, cela fait 10 ans que l’union des droites fonctionne et on a un super projet pour la ville de Béziers. Pour accomplir ce mandat avec sérieux et investissement, on ne peut pas sortir du chapeau 10 jours avant."

Emmanuelle Ménard entend mettre en avant son bilan, son travail à l’Assemblée, sa "capacité à aller de l’avant", en tant que députée non inscrite et indépendante. Et "les propositions de bon sens" qu’elle a effectuées dans l’hémicycle, "balayées dans un premier temps et récupérées par la suite". Comme sur le sujet du harcèlement scolaire, cite-t-elle. Un positionnement en dehors des partis qui ne laisse toutefois que peu de marge de manœuvre… "Mais je ne suis pas un pion, je n’accepterai jamais qu’on me dise ce que je dois voter, revendique-t-elle encore. Je ne veux pas être un député avec le doigt sur la couture du pantalon, ça me révolte, il est hors de question que l’on me dise pour qui voter. Je préfère avoir un candidat en face et que le meilleur gagne." Une singularité et une liberté qu’elle cultive et partage avec son mari, comme une marque de fabrique des "Ménard". "Mon parti, c’est le Biterrois", lâche la candidate.

Engagée sur le terrain, Emmanuelle Ménard a choisi pour cette troisième campagne, dix priorités : à commencer par "la lutte contre l’immigration incontrôlée", "le combat contre l’insécurité", "la protection du pouvoir d’achat". Sans oublier "la défense de nos agriculteurs. Je me suis bagarrée pour les viticulteurs", souligne-t-elle.

Un changement : Nicole Zénon comme suppléante

Suppléant de la députée Emmanuelle Ménard depuis 2022, le Biterrois Jérémy Vidal n’est pas reconduit dans ce rôle. C’est en effet la conseillère départementale Nicole Zénon, ancienne directrice de l’école de la Madeleine, qui est suppléante. Le père de Jérémy Vidal, Jean-Michel Vidal, annonce dans la même période son souhait de quitter la présidence de l’ASBH, ce qui pourrait signifier une forme d'éloignement des Ménard… "Ce n'est pas une sanction, j’en ai discuté avec Jérémy Vidal, on a d’autres projets et il ne peut pas tout mener de front", explique Emmanuelle Ménard. "Le choix de Nicole Zénon s’est imposé naturellement, on a l’habitude de travailler ensemble, on se connaît, on se complète, on s’apprécie." Nicole Zénon est conseillère départementale depuis 2018 sur le canton de Béziers 3.

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