Législatives 2024. Montpellier demeure une citadelle de la gauche avec une élue du Nouveau front populaire élue dès le 1er tour

Législatives 2024. Montpellier demeure une citadelle de la gauche avec une élue du Nouveau front populaire élue dès le 1er tour

Michaël Delafosse aux côtés de son adjointe Fanny Dombre-Coste ce dimanche soir à l’Hôtel de ville. Midi Libre – JEAN-MICHEL MART

La configuration au terme de ce premier tour ne sera pas la même sans le vote des Montpelliérains qui ont largement accordé leur confiance aux candidats de l'union de la gauche. 

Alors que le RN poursuit sa percée dans l'Hérault, Montpellier fait de la résistance. Ses électeurs continuent de faire clairement barrage à l'extrême-droite. Sans surprise, la députée sortante Nathalie Oziol (NFP) est réélue sur la 2e dès le premier tour. Seule circonscription 100 % montpelliéraine, ce fief de la gauche a accordé 58,22 % des suffrages exprimés à la candidate proche de Jean-Luc Mélenchon. Un blanc-seing deux ans après son élection au second tour avec 63,33 % des voix. "C'est le succès du rassemblement de la gauche, s'est réjoui Michaël Delafosse. La gauche qui a fait son devoir et s'est unie."

Les députés perdants de la majorité présidentielle en arbitres

Les électeurs montpelliérains font aussi pencher la balance à gauche sur les circonscriptions à cheval sur plusieurs communes. C'est flagrant sur les 1re et 3e circonscriptions représentées respectivement par Jean-Louis Roumégas et Fanny Dombre-Coste. Devancés en première partie de soirée au fur et à mesure de la publication des premiers résultats autour de Montpellier, tous deux opèrent une remontée spectaculaire au fil du dépouillement des bureaux montpelliérains. L'adjointe au maire de Montpellier coiffe Lauriane Troise (RN) au poteau avec 33,90 % des voix contre 32,28 % pour la seconde. La sortante Laurence Cristol est celle qui s'en sort le mieux parmi les députés issus de la majorité présidentielle dans l'Hérault. Elle obtient 29,10 % des voix. Un score qui la place en arbitre pour le second tour, un bien maigre réconfort pour l'élue investie à fond dans le projet de loi sur la fin de vie avant que ne sonne le glas de la dissolution le 9 juin dernier. 

40 voix d'écart entre Roumégas et Oliva sur la 1re

L'écologiste Jean-Louis Roumégas a bien failli accomplir la même prouesse que sa camarade socialiste mais il a manqué la première place d'un cheveu à quarante voix près… Il rassemble 34,04 % des voix contre 34,11 % pour Josyan Oliva (RN-Ciotti) sur la première circonscription. Un territoire qui englobe les villes de Palavas, Villeneuve-lès-Maguelone, Lattes et Pérols qui affichent ostensiblement leur ancrage à droite toute. 

La venue de Jean-Luc Mélenchon, en soutien à Sylvain Carrière sur la 8e circonscription une semaine avant le premire tour, n'aura pas suffi. Si le candidat de l'Union de la gauche fait bien le plein dans les quartiers et sur les communes de la métropole de Montpellier (32,71 %), c'est insuffisant pour devancer Cédric Lapierre (RN) qui arrive en première position avec 40,12 %. Il en résulte un duel dont le report de voix servira d'arbitrage.

Patrick Vignal, candidat Ensemble sur la 9e, fait comme Patricia Mirallès les frais du dégagisme envers Emmanuel Macron. Leur ancrage territorial et leur travail personnel n'ont pas pesé par rapport à leur proximité avec le président. "Qui veut voler trop près du soleil se brûle les ailes." N'empêche qu'ils se retrouvent avec les clés du scrutin entre leurs mains. Ils étaient ce soir dans l'incapacité de se prononcer. La nuit porte conseil dit le proverbe. 

Pour un "désistement républicain"

Pour le maire de Montpellier, "on ne peut pas écrire République sur ses affiches et ne pas vouloir soutenir des candidats qui seront les garants des libertés républicaines". "Le désistement républicain" comme l'appelle Michaël Delafosse est un devoir pour faire barrage au Front national. "Le président qui nous a plongés dans ce moment, qui va peut-être tragiquement marquer l'histoire de France, doit assumer sa responsabilité. Qu'il ne nous fasse pas le coup de regarder un tel ou un tel. Les citoyens ont besoin de clarté." Au-delà de consignes nationales, impossible d'oublier que Patrick Vignal (adjoint à Montpellier entre 2001 et 2008) et Patricia Miralles ont milité l'un comme l'autre au parti socialiste avant leur détour en Macronie. "Ce sont des élus de Montpellier avec lesquels nous avons partagé des itinéraires, rappelle l'écologiste Manu Reynaud. Nous devons trouver une position commune." Un avis partagé ce dimanche soir par toutes les composantes de l'union de la gauche. 

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