Procès pour meurtre retardé devant les assises du Gard, un problème de transfert de détenu évoqué

Procès pour meurtre retardé  devant les assises du Gard, un problème de transfert de détenu évoqué

Un des accusés absent au démarrage du procès ce lundi. HOCINE ROUAGDIA

Le procès devait démarrer ce lundi matin. Il a été reporté à deux reprises. Un des neuf accusés n’avait pas été extrait de la maison d’arrêt de Saint-Etienne.

C’est dans une certaine confusion que le procès lié au meurtre du jeune homme de 17 ans, tué au Mas de Mingue en janvier 2021, a “démarré” ce lundi matin devant la cour d’assises du Gard sans réellement commencer. Un problème de transfert d’un détenu a perturbé le démarrage de l’audience dont le début était fixé à 9 heures. La douzaine d’avocats de la défense et de la partie civile s’étaient installés sur leurs bancs respectifs, l’avocate générale, la greffière était également arrivées mais aussi une grande partie des neuf accusés dont certains comparaissent libres.

Juré venu en stop
Les équipes spécialisées des agents pénitentiaires des Eris se sont également déployés dans le box des détenus, cagoulés et lourdement armés. Dans le public, les familles de la victime étaient également rassemblées dans l’attente de l’appel des témoins et des parties civiles. L’audience ne démarrait pas. Un juré légèrement en retard par rapport à sa convocation à 9 heures est venu expliquer à la greffière et à l’avocate générale puis à la présidente qu’il était venu en stop et qu’il n’était pas motorisé. Il explique qu’il avait tenu à être présent pour s’en expliquer tout en demandant d’être dispensé.

Puis, la présidente Laurène Dorlhac a pris le micro pour expliquer ce qui se murmurait dans le prétoire ; à savoir que l’un des accusés qui était en détention provisoire à Saint-Étienne (Loire) n’avait pas été extrait de la maison d’arrêt et que, de facto, le procès ne pourrait démarrer ce lundi matin mais à 14 heures. En attendant l’arrivée du détenu, conduit par des surveillants pénitentiaires, l’audience qui n’avait pas démarré, a été “levée”.
La greffière est allée ranger le fusil à pompe qui se trouvait sur le pupitre des pièces à conviction. Et les policiers de l’escorte qui assurent la sécurité du palais de justice ont ordonné la fermeture de la salle des assises. Les autres accusés ont été maintenus dans les cellules du palais de justice pendant la pause méridienne. Puis à 14 heures, nouveau coup de théâtre. Le détenu n’était toujours pas arrivé à Nîmes et un nouveau problème était évoqué. La compétence géographique du service pénitentiaire était invoquée pour expliquer le couac derrière lequel, un nouveau report était une nouvelle fois annoncé par la présidente Dorlhac.

Deuxième report à 14 heures, reprise théorique à 17 heures

« L’audience reprendra à 17 heures », précisait la conseillère après s’être avancée jusqu’au micro installé à la barre. « Venez à 16 h 45 », dit l’huissier aux témoins pour éviter trop de difficultés supplémentaires la reprise espérée. La présidente a également indiqué que l’audience ne se prolongerait pas au-delà de 19 h 30. Ce retard d’une quasi-journée d’audience semble augurer d’un allongement prévisible du procès.

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