Un conducteur de bus est condamné pour l’agression sexuelle de l’une de ses jeunes collègues, dans la salle de repos à Nîmes

Le procureur Willy Lubin a requis 8 mois de prison avec sursis Midi Libre - C.R.

l’essentiel Un conducteur de bus qui évoque "un coup monté" a été condamné à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nîmes, ce 19 juillet.

Un conducteur de bus était poursuivi, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour avoir agressé sexuellement l’une de ses collègues pendant la pause, dans la salle de repos du dépôt, le 29 décembre 2023. La jeune femme sommeillait et a été réveillée par un baiser sur la bouche. Elle décrit des caresses, des gestes sur les fesses, la poitrine. La jeune femme est tétanisée. De retour à son domicile, elle lavera tous ses vêtements. Soutenue par l’une de ses collègues, elle contactera ensuite le référent harcèlement sexuel de l’entreprise et portera plainte. Le conducteur de bus a fait l’objet d’une mise à pied conservatoire par son entreprise.

L’épisode de la piscine

"Je ne l’ai jamais embrassée, proteste le conducteur de bus. Je l’ai juste réveillée et je lui ai dit "bonjour'". C’est tout." " Vous lui avez massé le dos ?" demande le président du tribunal. "On s’entendait bien, on rigolait. C’est un coup monté. Elle ne dit que des mensonges."

Le dossier est troublant. Quelques mois plus tôt, il y a eu un premier incident que la jeune femme révélera plus tard. Le conducteur de bus avait convaincu la jeune femme de l’accompagner à Aquatropic et au jacuzzi. "Je ne l’ai pas forcée d’aller à la piscine. On s’amusait, décrit le prévenu qui lui avait prêté un maillot de bain. Elle s’est massée sur moi. Il n’y a eu aucune violence." "J’étais paralysée, confie la jeune femme. On était dans un lieu public."

Un dossier difficile

" C’est un dossier difficile, reconnaît le procureur, Willy Lubin qui a requis 8 mois de prison avec sursis. C’est souvent le cas dans ces dossiers. Nous avons du mal à comprendre le comportement de la plaignante. C’est normal. Nous n’avons pas été à sa place. Et c’est parce que nous sommes dans une logique qui n’est pas celle de la victime. Pour la personne agressée, c’est la honte. Elle était tétanisée. Elle nous le dit : elle n’a pas su réagir. Et lui ment quand il dit qu’il n’était pas attiré par cette jeune femme car il ne la trouvait pas charmante."

"Nous avons un doute"

" Mais aujourd’hui, nous avons un doute, a plaidé Me Cristal Nay, l’avocate du prévenu. C’est la parole de l’un contre celle de l’autre."

Le prévenu a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et sera inscrit sur le fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

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