Des salariés grévistes de Vectalia Béziers Méditerranée perturbent la sortie des bus

Des salariés grévistes de Vectalia Béziers Méditerranée perturbent la sortie des bus

Les grévistes empêchaient les bus de sortir du dépôt. Midi Libre – Laurent François

Dénonçant, entre autres, leurs conditions de travail, à l’appel de la CGT, 91 grévistes de la société de transport Vectalia Béziers Méditerranée étaient en grève ce samedi 6 juillet. Pendant plusieurs heures, ils ont "filtré" la sortie des bus du dépôt, ralentissant considérablement le service.

Coups de klaxon, sifflets, cris, drapeaux siglés CGT et… barrage filtrant. Ce jeudi 6 juillet dès l’aube, près d’une centaine d’employés de la société de transports Vectalia Béziers Méditerranée, en majorité des conducteurs, se sont retrouvés et ont manifesté leur mécontentement devant les locaux de leur entreprise. Les grévistes, 91 au total, dénonçaient, entre autres, leurs conditions de travail : "Des véhicules n’ont pas de climatisation, il y a des toilettes dégradées et nous venons encore de changer de directeur, c’est le troisième en six mois, regrettait Mounir Yousfi, délégué syndical CGT. Nous sommes aussi inquiets des temps de parcours qui nous ont été imposés, une ligne de 1 heure, passant désormais à 40 minutes. Dès 5 h 30, nous avons filtré les véhicules et discuté avec les chauffeurs. En sachant que la direction a remplacé tous les conducteurs par des intérimaires."

"Dans notre métier, l’avance est interdite"

Arrivé le 16 mai à la tête de la société biterroise, Thibaut Fournier-Montgieux demande un peu de temps : "Lorsque l’on m’a parlé du problème des toilettes, dès le lendemain, avec d’ailleurs un inspecteur du travail, nous les avons toutes inspectées. Un certain nombre n’était pas aux normes. Cela va rentrer dans l’ordre mais il faut comprendre que cela ne se règle pas en claquant des doigts ! Au niveau des temps, nous nous sommes rendu compte que l’été, des conducteurs étaient en avance sur leurs arrêts. Dans notre métier, l’avance est interdite. C’est la raison pour laquelle, nous avons adapté les temps commerciaux (NDLR : le temps commercial est le moment où le bus roule entre deux arrêts), sachant que la régulation (l’adaptation, par exemple, à cause du trafic), est faite par le conducteur."

Le directeur : "Je porterai plainte"

Les grévistes se plaignent du manque de climatisation dans certains bus. Le directeur ne le nie pas : "Il est vrai que certains ont roulé sans clim, reconnaît-il. Mais nous venons d’en changer 60 sur 71 véhicules. Quant aux intérimaires, oui, nous en avons appelé pour cette journée de grève, sachant que nous nous reposons sur un "plan de transport adapté", élaboré avec l’Agglo. Il permet la continuité du service public. La loi nous autorise, en fonction du nombre de personnes dont nous disposons, d’appeler des chauffeurs en repos qui accepteraient de venir travailler. Nous pouvons aussi faire appel à des intérimaires. Nous en avons trouvé six, les autres travaillant déjà régulièrement pour nous."

En fin d’après-midi, les grévistes étaient toujours en poste, laissant les bus sortir au compte-gouttes. Une situation peu du goût du directeur refusant de négocier tant que le blocage perdurera : " Un tel blocage est illégal et dès lundi, je porterai plainte."

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